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Privatisation de la FDJ : était-ce un pari gagnant ?

Plus importante privatisation depuis ADP en 2006, l’introduction en Bourse de la Française des Jeux (FDJ) représentait un rendez-vous à ne pas rater pour l’État français. Avec plus de 500 000 investisseurs particuliers devenus actionnaires, elle a suscité un véritable engouement lors de la période de souscription qui a précédé la cotation de l’action FDJ le 21 novembre dernier. Près de 8 mois après, il est temps de tirer un premier bilan du comportement boursier de ce titre.

Un succès populaire et boursier

Introduit au prix de 19,90 € pour les investisseurs particulier, l’action FDJ s’échangeait en séance le 15 juillet à légèrement plus de 27,50 €, soit une hausse de plus de 38 %. En année normale comme en temps de crise, une telle performance ne peut être qualifiée que d’exceptionnelle. Bien que la majorité de cette hausse a été réalisée lors des premières séances de cotation du titre, ses performances depuis le premier janvier affichent un gain solide de 15,50 %. Pour en savoir plus sur cette action, cliquez ici.

Cerise sur le gâteau, le groupe a maintenu le versement de dividendes pour l’année 2019. En replis de 30 % par rapport à l’année, ils ont été établis à 0,45 euro par action et seront versés le 30 juillet. Pour l’actionnaire qui a acheté ses titres pendant la période de souscription, ce dividende tronqué représente un rendement de 2,26 %. 

Ces performances boursières particulièrement solide font de la privatisation de la Française des Jeux une des plus belles réussites de l’actionnariat populaire de ces dernières décennies. 

S’agit-il d’un manque à gagner pour l’État ?

Face à de telles performances, les sceptiques sont en droit de se demander si cette privatisation représente un manque à gagner pour l’État. À son terme, l’État affiche un gain de 1,9 milliards d’euros en contrepartie d’une participation réduite de 20 % dans le capital du groupe FDJ contre 72 % précédemment.

Pour les finances publiques, le revenu de sa cession d’actifs vient au prix d’un manque à gagner annuel compris entre 70 et 100 millions d’euros selon les bases de dividendes payés en 2019 et en 2018. Elles ont donc reçu immédiatement entre 19 et 27 années de revenus futurs. Ce qui est loin d’être une mauvaise affaire. 

Focaliser son attention sur la perte de dividendes serait toutefois une erreur. Avant la privatisation, ils représentaient à peine plus de 3,5 % de la contribution de la FDJ aux caisses de l’État. 

Le gros des recettes vient en effet des prélèvements publics sur les produits bruts des jeux. Arrêtés à 3,26 milliards d’euros en 2018, ils devraient connaître une hausse de plus de 8 % en 2019 qui compensera largement la perte en dividendes. 

Imposable à l’impôt sur les sociétés, la FDJ continue à verser des impôts sur résultat. Cette source de revenu représente 78,3 millions d’euros en 2019 contre 85,6 millions d’euros en 2018.

Compte-tenu de la répartition des recettes de la FDJ aux finances publiques, la bonne santé commerciale et financière du groupe représente un enjeu stratégique bien plus important pour l’État français que la perception de dividendes. En cédant sa participation majoritaire, il donne au management du groupe une autonomie nouvelle qui pourrait l’aider à améliorer ses performances futures.