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5 idées reçues sur l’assurance vie : que savez-vous vraiment sur ce placement ?

L’assurance-vie a beau être qualifiée de placement préféré des Français, elle est souvent entourée de préjugés.

Tout se passe comme si les Français souscrivaient un produit qu’ils ne connaissent pas bien ! « L’assurance-vie a beaucoup de frais… » ou encore « L’assurance-vie, c’est bloqué 8 ans » ou bien « L’assurance-vie c’est pour les personnes âgées ». Nous vous proposons de faire le point sur les principaux préjugés  des Français au sujet de cet indispensable du patrimoine.

#1 – Non, l’assurance vie n’est pas une assurance décès

L’assurance-vie est souvent confondue avec une assurance-décès, mais ces produits sont très différents.

Avec une assurance décès, on cotise à fonds perdus : les sommes versées, minimes (de quelques dizaines à centaines d’euros par mois) vont dans la poche de l’assureur qui s’engage, en cas de décès, à verser un capital (bien plus élevé) connu à l’avance à ses proches désignés. Suivant le montant, ce capital sera utile pour payer les obsèques ou pour continuer à faire face aux besoins de la vie. Si vous cessez de cotiser, l’assurance s’arrête et les proches ne touchent rien en cas de décès.

L’assurance-vie est un produit d’épargne : l’argent que vous y versez est à vous, il reste disponible à tout moment. Vous choisissez comment il est investi, et il peut rapporter plus-values et intérêts. Nous ne sommes donc pas dans une logique d’indemnisation de sinistre, mais d’épargne financière. L’assurance-vie c’est un peu comme un compte d’épargne passe-partout capable de beaucoup de choses, et avec une fiscalité allégée.

La confusion est créée par le fait que l’assurance-vie se souscrive chez un assureur, qui emploie un vocabulaire spécifique au monde de l’assurance (primes, rachat, assuré) et non au monde des placements (versement, retrait, épargnant). Mais c’est bel et bien un excellent produit d’épargne !

#2 – Non, l’assurance vie ne se résume pas au fonds en euros

l’assurance vie ne se résume pas au fonds en euros

L’assurance-vie, c’est un peu comme une armoire à plusieurs compartiments. L’argent qui est placé dans un contrat d’assurance-vie peut être versé dans plusieurs de ces compartiments. Il est aussi possible de le déplacer en cours de route, c’est à dire de modifier la répartition de son contrat d’assurance-vie : cela se nomme un arbitrage.

Le plus célèbre de ces compartiments est appelé le fonds en euros, c’est le compartiment 100 % garanti de l’assurance-vie. Son taux d’intérêt est néanmoins minime, et en baisse régulière car les taux des obligations sur le marché sont en baisse (vous l’avez sans doute aussi observé sur le taux des crédits immobiliers…). Il y a 10 ans, il payait autour de 4 % par an. Aujourd’hui, il faut se contenter de 1 à 2 %.

Le second compartiment loge ce que les assureurs appellent les unités de compte. Derrière cet étrange terme se cache tout une gamme de placements aussi divers que des fonds immobiliers, des fonds actions, des placements indexés sur les matières premières, des SCPI, des produits structurés, des ETF… C’est un cadre idéal pour diversifier son patrimoine, car la palette est bien plus large que sur d’autres produits d’épargne.

Malheureusement, beaucoup de personnes ne considèrent l’assurance-vie que sous l’angle du fonds ne euros, et se privent de belles opportunités de constituer un patrimoine !

#3 – Non, l’assurance-vie n’est pas lourde en frais

Jadis, les assureurs et les banques adoraient facturer des frais à leurs clients. Frais d’entrée, de sortie et de dossier désormais nuls chez les banques et courtiers en ligne.

Une autre couche de frais existe : ce sont les frais annuels liés aux produits financiers utilisés, les unités de comptes dont nous parlions plus tôt. Ces frais sont insidieux car ils s’appliquent année après année, contrairement à des frais d’entrée qui ne sont payés qu’une fois. Et comme l’assurance-vie est un placement de long terme, ils peuvent représenter, au final, une belle petite fortune qui disparaît de votre poche.

Heureusement, depuis une petite poignée d’années, la révolution ETF a permis de réduire fortement les coûts. Les ETF sont des unités de compte très simples, transparentes et peu coûteuses, qui répliquent le mouvement des indices boursiers sans chercher à faire mieux. L’économie de coût liée à la simplicité de la stratégie est directement répercutée sur les frais. Les épargnants peuvent ainsi épargner à moindre coût.

#4 – Non, il ne faut pas rester 8 ans sur une assurance-vie

il ne faut pas rester 8 ans sur une assurance-vie

L’assurance-vie offre un cadre fiscal avantageux puisque les gains réalisés peuvent bénéficier d’une exonération totale d’impôt (hors prélèvements sociaux, qui sont dus de toutes façons quel que soit le produit) grâce à un abattement que n’offre aucun autre produit financier. Cet avantage est atteint lorsque le contrat d’assurance-vie est mature fiscalement, c’est à dire ouvert il y a plus de 8 ans.

Cependant, il n’est pas nécessaire d’immobiliser l’argent aussi longtemps ! D’une part parce que c’est l’ancienneté du contrat qui compte, et non celle des fonds. Cela signifie que si vous ouvrez un contrat d’assurance-vie avec 100 euros, et que vous le laissez vivre sa vie pendant 8 ans, il sera mature fiscalement et vous pourrez ensuite placer des sommes plus importantes en exonérant les gains d’impôt. Ensuite, parce que les sorties sont possibles en cours de route, et qu’elles ne sont pas pénalisées. Il n’y a aucune pénalité fiscale à sortir avant 8 ans, aucun « coup de matraque fiscal » comme le craignent certains. C’est simplement le régime fiscal général des placements qui s’applique : 30 %, la fameuse Flat Tax. Comme si vous aviez placé sur un simple compte-titres ou un livret d’épargne.

#5 – Non, l’assurance-vie n’est pas réservée aux personnes âgées

On peut, et on devrait, ouvrir une assurance-vie quel que soit son âge. C’est un produit tellement souple qu’il répond à toutes les problématiques patrimoniales : préparer un apport personnel pour acheter un bien immobilier, épargner pour les études de ses enfants, épargner pour sa retraite, ou même faire fructifier son argent sans but en tête.

On évoque souvent l’assurance-vie dans le cadre de la succession. C’est lié à un avantage particulier de l’assurance-vie au moment de la succession : les sommes qui y sont déposées bénéficient d’un régime fiscal bien plus favorable que celles qui sont transmises par le biais d’une succession classique (si, par exemple, elles avaient été déposées en banque ou sur un livret d’épargne). Les bénéficiaires payent moins d’impôt et peuvent être éloignées de la ligne directe.

Mais ce n’est qu’un des avantages de l’assurance-vie, il n’y a pas lieu de s’imaginer qu’elle n’est destinée qu’aux personnes âgées : c’est le produit d’épargne indispensable… et le plus souscrit par les Français, qui ne s’y trompent pas !